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ASSOCIATION DES GRAVIOPHOBES DE TRELEX ET GINGINS
1270 Trélex
CCP : 17-481883-9
Email : info@agtg.ch
LETTRE
SIGNATURE
Municipalité de et à
1270
TRELEX
Trélex,
le 9 avril 2002
Concerne : plan
directeur de la Commune de Trélex en consultation publique
jusqu’au 10 avril 2002.
Madame,
Messieurs,
Notre
association a pour but de protéger et de défendre les droits, les
intérêts, la qualité de vie et le patrimoine de ses membres. Cela est en
harmonie avec l’esprit du plan directeur et avec le chapitre environnement
3.9 (page 23) «perspectives d’évolution », qui mentionne de façon très
claire la volonté d’une grande qualité de vie.
Selon ses
statuts, elle cherchera à atteindre ce but, dans la mesure de ses
possibilités, de la manière suivante :
-
en
suivant les enquêtes publiques de plans d’urbanisme et de constructions,
afin d’intervenir en temps utile pour éviter toute atteinte à ce
patrimoine, par toutes voies amiables, arbitrales, administratives et
juridiques, notamment
-
en collaborant dans toute la mesure du possible avec les
autorités compétentes en vue de concilier la sauvegarde de ce patrimoine
avec les nécessités du développement urbain
Dans le
cadre du plan directeur sus-mentionné, nous nous permettons d’intervenir
au nom de l’association et de ses membres à titre individuel pour autant
que besoin.
Si cela
est nécessaire pour le traitement de la présente intervention, nous tenons
la liste de nos membres à disposition de votre autorité.
Nous vous
prions de bien vouloir prendre note des remarques suivantes et de les
intégrer au dossier :
Mesures d’aménagement, point 1 sol et sous-sol
(page 31)
modifier
les articles 14 et 106 en ajoutant : « à interdire toute nouvelle
ouverture ou exploitation de gravière à une distance inférieure à 300
mètres d’une zone d’habitations ou d’une habitation individuelle »
Mesures d’aménagement, point 3 nature et paysage
(page 33)
étendre
la mesure no 306 aux exploitations du sous-sol et pas seulement à
l’urbanisation.
Mesures d’aménagement, point 6 activités socio-économiques
(page 36)
ajouter
une mesure no 608 avec le texte suivant : « renforcer le caractère
résidentiel de la commune, en interdisant toute nouvelle ouverture ou
exploitation de gravière à une distance inférieure à 300 mètres d’une zone
d’habitation ou d’une habitation individuelle. Les exploitations
existantes à ce jour (avril 2002) peuvent être continuées jusqu’au terme
de leur autorisation. »
Nous
partons du principe que ce point pourrait prendre également place dans les
chapitres I concernant le sol et le sous-sol, le III concernant la nature
et le paysage, le VII concernant l’urbanisation et le IX concernant
l’environnement.
Mesures d’aménagement, point 7 urbanisation
(page 37)
La
modification de ce point par rapport à la version précédente du projet de
plan directeur nous laisse perplexe ! En effet la mention du lieu-dit «La
Coque » a été rajoutée après la mise à l’enquête du nouveau projet
d’extraction de gravier sur les Communes de Trélex et Gingins ! De là à
dire qu’il s’agit d’une manœuvre habile pour piéger le lecteur peu
attentif, il n’y a qu’un pas !
Nous vous
demandons donc de modifier cet article et nous vous rappelons que, selon
les informations que nous tenons du SESA (Service cantonal des eaux, sols
et assainissement), les installations de « la Coque » sont dans une
situation irrégulière depuis de nombreuses années et ne sont maintenues
qu’au bénéfice de dérogations à propos desquelles il a été statué que
l’actuelle, limitée dans le temps, serait la dernière. Il convient donc
absolument d’éviter que le plan directeur serve à valider des
installations non réglementaires, tant il est vrai que son but est
d’assurer un aménagement harmonieux du territoire communal.
Nous vous
rappelons également que des réclamations ont déjà été maintes fois émises
par plusieurs citoyens au sujet des nuisances provoquées par
l’exploitation de « La Coque ».
Mesures d’aménagement, point 9 environnement
(page 39)
ajouter
aux points 94 et 904 le texte suivant : « à interdire toute nouvelle
ouverture ou exploitation de gravière à une distance inférieure à 300
mètres d’une zone d’habitations ou d’une habitation individuelle »
Toutes
ces propositions de modifications s’inscrivent dans un souci de prise en
compte des principes développés par la loi fédérale du 22 juin 1979 sur
l’aménagement du territoire (LAT). Selon l’art. 3 alinéa 2 LAT, il
convient notamment de «… répartir judicieusement les lieux d’habitation
et les lieux de travail » (lettre a) et surtout «… de préserver
autant que possible les lieux d’habitation des atteintes nuisibles ou
incommodantes, tels que la pollution de l’air, le bruit et les
trépidations » (lettre b). Bien entendu, lorsque des intérêts sont
contradictoires (habitat, exploitation du sous-sol), il s’agit de procéder
à une pesée d’intérêts, de manière à prendre en compte de manière
équitable les intérêts de chacun. La fixation d’une distance minimale de
300 mètres apparaît de ce point de vue raisonnable. Elle va dans le sens
de la jurisprudence du Tribunal fédéral qui préconise d’instaurer une
distance suffisante entre les activités générant de fortes nuisances (les
gravières en font partie) et l’habitat, ainsi que l’a reconnu expressément
le SESA lors de l’inspection locale mise en œuvre en décembre 2001.
L’interdiction d’exploiter se limite donc aux seules zones sensibles du
point de vue de l’habitat ; elle n’implique pas d’interdiction de principe
à l’encontre de l’exploitation du sous-sol, ce qui serait sans doute jugé
comme excessif. Il faut enfin relever que les propositions de
modifications mentionnées ci-dessus prennent en compte le principe de
développement durable institué par l’art. 73 de la nouvelle Constitution
fédérale. De cette manière, notre nouveau plan directeur sera conforme aux
exigences constitutionnelles les plus récentes, ce dont le village de
Trélex pourra être fier.
Nous vous
remercions de bien vouloir prendre note de ce qui précède et d’en donner
une suite favorable. Nous vous rappelons que les avis sus-mentionnés sont
partagés par plus de deux cents citoyens, membres de notre
association !
Nous vous
prions de croire, Madame, Messieurs, à nos salutations distinguées.
François Vautier
Philippe Desponds
Président
Vice-Président |